Les roucoulements amoureux, délicieux carillon déversant vie et enchantements, bruissaient timidement au travers l'ossature boisée des forêts.
L'Aurore aux doigts de rose précédait aux fougueux étalons à la crinière de feu, la Nuitée s'achevait paisiblement, entraînant avec elle, les vestiges estompés du Disque de nacre.
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Et elle était là, tout à la fois impalpable et irréelle, cette silhouette aux allures de fée, aux galbes si envoûtants qu'elle offrait à votre vue, le plus troublant des Chefs-d'œuvre qu'eut façonné la Création.
Un parfum savamment vanillé rôdait avec subtilité, épousant les effluves que distillait le par-terre floral.
Couche de velours divinement moiré accueillant les pas tout à la fois graciles et feutrés de la Ballerine de l'Ether.
Jamais ... Jamais la Valse Estivale ne cessera tant que la Muse ferait don de ses talents au Monde.
La Vie, l'Amour, la Joie ...
Tout se résumait en cette danse paradoxalement habituelle et irrégulière qu'elle effectuait sans relâche.
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Sa voix, insolente mélopée, s'expirait au gré des Alizés en un continuel soupir d'extase, douce invitation à l'ivresse de l'instant, entre les bras et les soies avec lesquels elle vous fera sienne.
Il vous sera impossible de vous y soustraire, la Belle Enfant vous insufflera l'Inspiration Créative alors qu'elle vous enlace ... A la fois amoureuse, languide, mièvre ...
Toutes les qualités des Poètes du Corps réunie en cette Allégorie à l'édifiante beauté.
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Des jambes exquisément fuselée, battant l'air avec ferveur, vous intimaient l'Art des roulements de bassins et des pirouettes, et ces mains moulées dans un ivoire sans pareil, étreindront les vôtres avec une élégance possessive.
Cette peau savoureusement hâlée, accueillant la chatterie ambrée de ces filins satinés voletant avec candeur au rythme de la Mascarade.
Votre regard se fondera ensuite en ces prunelles, réelles merveilles cérulées aux éclats argentés, les enjôlant d'une troublante impression d'hypnotisme.
Et ce visage ... Aux pommettes joliment rougies, ornant les tendres chairs à la pulpe carmine d'un sourire à peine ébauché.
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Ainsi cette beauté vous interpelle, vous invite dans la Danse que ne quitterez qu'avec d'amers regrets après avoir goûtés aux charmes de la Muse.
Demoiselle au service de la Déité Esthète, le Feu Solaire aux milles et une grâces.
Elle suit ses traces d'une démarche chaloupée, chaque pas donnant naissance à une Valse épurée.
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Le rêve s'insinue en vous, en poison des plus doux, alors que vous vous éveillez, le rire malicieux résonnant encore en votre ouïe, tel les bribes du souvenir de cette rencontre avec Terpsichore.
Muse de la Danse.
